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    pour Esther Tellermann 

     

    La troisième fois sera le jour d’Esther

    Jour du myrte avec ses vers en étoile,

    ses voyages dans les lettres, ses virages

    par la voix à l’essence allant

     

    Esther est fille de l’hirondelle. Avec son livre

    cachée dans le nom.

    Ses ailes de-trembleront le monde —

    par le geste affamé d’une parole

     

    D’un mutisme ancien, la matière des mots frémit

    Dans les interstices

    quelqu’un chancelle à sanglots.

    À l’aiguillage dans le poème d’Esther, le silence

    grossit, il prend corps, il éclate

    Le souffle s’anime —

    un filon transparaît comme parole mortifuge

     

    La troisième fois     le jour naîtra d’Esther

     

    ( © Luminitza C. Tigirlas, Jour d’Esther et de myrte, 

    in Autres poèmes de la soif matinale, Série d'inédits, 2021. © Tous droits réservés ) 

     

     

     


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    Le 30 juillet 2021 à 18h, j'ai le plaisir de vous inviter à ma lecture sur le Podium de la Maison de la Poésie de Montpellier: à côté d'autres poètes, je lirai quelques poèmes de mon nouveau livre de poésie "Par l'aiguille du sel", image de couverture Doïna VIERU, éditions du Cygne, 2021.

    En lecture au Festival de poésie de Sète 2021

     

    L'été 2021 (23-31 juillet) au stand de la Maison de la Poésie de Montpellier:

    pour la première fois, je présente mes livres à Sète au Festival de poésie Voix Vives de méditerranée en méditerranée.

     

     

    Avec mes livres au Festival de poésie de Sète

    En signature, le 24 juillet 2021

     

    Avec mes livres au Festival de poésie Voix Vives - Sète 2021

     

    En signature sur le Stand de la Maison de poésie de Montpellier,

    le 30 juillet 2021

     

    Avec mes livres au Festival de poésie Voix Vives - Sète 2021

     

    Avec mes livres au Festival de poésie Voix Vives - Sète 2021

     

     

    En lecture sur le Podium du Festival VOIX VIVES, le 30 juillet 2021,

    à l'invitation de la Mason de Poésie de Montpellier. 

     

     


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    C'est le titre de mon nouveau livre de poésie qui paraît le 1 juillet 2021

    aux éditions du Cygne, Paris, que je remercie encore pour avoir cru dans ma fibre saline.

     

    Les textes ouvrent le mot Sarmatienne que la mère prononce, elle sème ses paroles dans les sillons antédiluviens, à savoir les traces salines de la mer asséchée des Sarmates.

    Le sel figure une morsure du sensoriel, de tous les sens de l’humain et de l’inhumain, de la bête sommeillant et se lignifiant en nous comme dans les sarments des vignes, il se dépose aussi dans les lacrymatoires qu’on y accroche au printemps…

    Le sel grignote la fibre langagière transmise par Sonya, l’aïeule d’une lignée, d’un alphabet proscrit et d’une Mer Sarmatienne refoulée. En Moldova post-sarmatienne / le nom du sel / s’éternise dans le sanscrit : sare / Dites en longueur sa-a-are… e-e-e… / et le mot devient sacré. Avec ce vocable de l’enfance d’autres toponymes salins transportent la poésie pour faire vibrer sa nouvelle langue :

    Mon souffle titube / devant le Quercy blanc

     

     

     

    Image de couverture : Doïna VIERU

    https://www.atelierpassage.fr/professeurs/doina-vieru/ 

     

     

    Le livre est disponible sur le site des éditions du Cygne:

     

    Luminitza C. Tigirlas, Par l'aiguille du sel

    et aussi à la Fnac, etc:

    https://www.fnac.com/ia4578552/Luminitza-C-Tigirlas

     

     

     


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    Un peu profond ruisseau…

     

     

    Le site Oedipe le Salon publie mon texte "Le moindre de celle qui écrit", inspiré par la lecture du livre de Catherine Millot : 

     

    Un peu profond ruisseau

     

     

     


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    alors qu'invisible, je restai à l'arrêt...avec Tomas Tranströmer

     

    Pas de vides nulle part ici.

     

    Merveille que de sentir mon poème qui grandit

    alors que je rétrécis.

    Il grandit, il prend ma place.

    Il m’évince.

    Il me jette hors du nid.

    Le poème est fini. 

    (p. 125)

     

    ***

     

    Las de tous ceux qui viennent avec des mots, des mots

    mais pas de langage,

    je partis pour l’île recouverte de neige.

    L’indomptable n’a pas de mots.

    Ses pages blanches s’étalent dans tous les sens !

    Je tombe sur les traces de pattes d’un cerf dans la

    neige.

    Pas des mots, mais un langage. 

    (p. 244)

     

    Tomas Tranströmer, Baltiques, Poésie / Gallimard, 2004, traduit du suédois.

     


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    Pour Marc Caumel, collègue psychanalyste, dans l'au-delà

     

     

    Si la parole perdue est perdue, la parole dépensée dépensée 

    Si la parole inentendue, improférée

    Est improférée, inentendue:

    Pourtant demeure la parole improférée, la Parole inentendue, 

    La Parole sans parole, la Parole dans 

    Le monde et pour le monde :

    Et la lumière brilla dans la ténèbres à

     à l'encontre du Monde le monde inapaisé continua de

    tournoyer 

    Autour de la Parole silencieuse. 

     

    (Thomas Stearns ELIOT, La terre vaine et autres poèmes,

    traduit de l'anglais par Pierre Leyris, éditions du Seuil, 1976, p. 133.)

     

     

    Mercredi des cendres, V

     

     

     

     


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    Bonjour à toutes et à tous,


    Je vous convie très chaleureusement à une nouvelle séance publique de mon Séminaire "Création&Psychanalyse: réverbérations", une rencontre-entretien avec l’écrivain Jean-Claude Hauc autour de Giacomo Casanova et son rapport à l’écriture.  


    Cet événement proposé dans le cadre des enseignements de l'ALI-Languedoc-Roussillon  aura lieu le samedi 10 avril à 14h30 dans la salle de l'Association VIA Voltaire, au 1 rue Voltaire, 34000 Montpellier.

    Entrée libre avec inscription préalable.

     

    Séminaire Création&psychanalyse: réverbérations--une rencontre avec l'écrivain Jean-Claude Hauc autour de Casanova et son écriture

     

     

    Casanova et son rapport à l'écriture

     

     

     

     

     


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