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    Une première Note de lecture de mon livre de poésie "Ici à nous perdre" paraît sur le site Le littéraire,  merci à Jean-Paul Gavard-Perret pour sa lecture: 

     

    http://www.lelitteraire.com/?p=53777

     

     

     

    Luminitza C. Tigirlas, Ici à nous perdre

    Les ailes cassées

    Lumi­nitza C. Tigir­las met en évi­dence ce qui s’engage dans la dis­pa­ri­tion de l’Amie : “Ma bouche hurle / — aphone — / sans esqui­ver le halè­te­ment de la mori­bonde. // Vapeurs de vocables / rejoignent une échelle invi­sible // A ses pieds / je m’évade par le sang d’une monade”. Puis le deuil arrive et la nuit ne s’arrête pas. Rien ne peut plus se lier et la dis­pa­ri­tion s’étend au reste de l’univers. 
    Pour autant, Lumi­nitza C. Tigir­las écrit comme si rien — ou presque — n’était déjà arrivé. C’est une manière de ras­sem­bler les époques et les anti­no­mies dans un tra­vail décons­truc­tion et de ravi­ne­ment remisé de manière provisoire.

    Existe là l’imparable d’une dou­leur dans des ailes du désir à la fois tor­dues et déployées en un mou­ve­ment d’oppositions. La poé­tesse fait jaillir des formes issues de pro­fon­deurs. Celles de l’arrachement et du chaos et non sans un bras­sage éro­ti­que­ment impli­cite mais, dou­leur oblige, rien n’en sera dit.
    Le départ oblige l’auteure à une reprise et une insis­tance là où le fémi­nin de l’être se joint à une force quasi phal­lique. La den­sité devient insis­tance de la vie contre la mort dans des souffles et expi­ra­tions  qui vou­draient dépla­cer les lignes du temps. La han­tise d’une “sui­vante” est hors de sai­son. “L’essor s’éparpille / La per­cep­tion se plie”.

    Qu’ajouter ? Jamais le titre de la col­lec­tion où paraît ce livre n’aura autant mérité son nom.

    jean-paul gavard-perret

    Lumi­nitza C. Tigir­las, Ici à nous perdreEdi­tions du Cygne, coll. “Le chant du cygne”,  Paris, 2019, 72 p. — 12,00 €.

     

     

     


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    Aujourd'hui j'ai reçu avec un frémissement les premiers exemplaires de mon  livre de poésie "Ici à nous perdre"...

    Hier,

    ayant voulu traverser la vitre,

     une mésange, ici en photo,

    s'était échouée   sur ma terrasse 

    Mon poème "Ici à nous perdre", écrit à l'Amie disparue, lui rassemble, il est  frère de cet oiseau blessé ...

     

    Toute ma reconnaissance va aux éditions du Cygne, 

    à l'éditeur Patrice Kanozsai pour l'accueil généreux fait à ma poésie.

    http://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-ici-a-nous-perdre.html

     

    "Ici à nous perdre" aux éd. du Cygne

     

     

     

    Ici à nous perdre

     

    Ici à nous perdre

     

     

     

     

     

     

     


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    Mon ensemble de Onze poèmes "Teintures trébuchantes"

    se donne à lire dans les pages 135-139 du riche Sommaire

    de la revue NUNC N° 48, 2019.

    Merci à Réginald Gaillard et au Comité de lecture pour leur confiance

    et cette mise en lumière si généreuse de ma poésie.

     

     

     



    "Teintures trébuchantes" dans Nunc, 48

     

    "Teintures trébuchantes" dans Nunc, 48



    Errata :

    Merci aussi aux potentiels lecteurs de ne pas considérer les 

    signes 3/4

    parus en marges de certains vers sur les pages 136-137

    comme mes inventions typographiques, 

    c'est une petite erreur de traduction de mes tirets cadratins 

    qui s'est produite

    malencontreusement pendant l'impression. 

     

     


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    « Ça crée »

    à propos du livre de Luminitza C. Tigirlas,

     Avec Lucian Blaga, poète de l’autre mémoire, éd. du Cygne, 2019. 

    Toute ma reconnaissance  à Christian Fierens, 

    qui publie cette Note de lecture sur le site  

     

    de l'Association Lacanienne Internationale :

     

    https://www.freud-lacan.com/getpagedocument/28086

     

     

     


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    La transparence est en perdition

    Plus rien que la fêlure

    ses parois déchirées au plus près

    de ma bouche / éteinte la première

     

    Même pas l’aiguille d’un son

    Ni le bec du héron qui marie l’eau

    au limon / qui l’a prend / polygame 

    La touffeur roussit la rive

     

     

     

    ( © Luminitza C. Tigirlas, La transparence est en perdition, 

    dans  Poèmes de la soif matinale, Série d'inédits, 2019.

    © Tous droits réservés ) 

     

     

     

     

    Datura ou Rose?

     

    Chez moi - Datura en rose. Photo de Luminitza C. Tigirlas

     

     


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    La voix, jetée vers le ciel... avec Pascal BOULANGER

     

    Rosée

    à Adèle et à Nora

     

    Sur la falaise

    la maison est prise de vertige

     

    Quand on me fermera les yeux sur le vent

    Il ne faudra pas pleurer

    mais dans la rosée de l'herbe

    célébrer mes noces aux vitraux du ciel. 

    p. 294

     

    Jamais ne dors 

    extrait 

     

    C'est de l'exil qu'elle reçoit ma parole, c'est parce que nous sommes séparés 

    qu'elle m'aime aveuglement

    Elle prend garde à la tentation de l'abîme, mais s'en tient proche car sans sa résonance, que peut-elle entendre du monde? 

    à l'heure où elle m'écrit, elle souffre avec bonheur d'un manque absolu de

    moi. Elle ne sait si elle écoute ou si ce qui l'entoure l'écoute. 

     

    Elle comprend qu'il est vain d'éluder tout ce qui surgit, tu la dénudes de sa

    robe de deuil...

    Il ne m'est pas nécéssaire de la regarder pour la voir. D'ailleurs, la nuit

    tombe, elle ne me cache rien...

    Si ce n'est sa pudeur, son écart contre toi

    Le silence croît démesurément ainsi que sa foi.

     

    Quand les mots manquent parce qu'ils sont épuisés

    La voix, jetée vers le ciel, devient axe du monde

    p. 159

    Pascal Boulanger, TRAME: Anthologie 1991-2018 suivie de L'AMOUR Là, éd. TINBAD, 2018.

     

    TRAME suivi de L'AMOUR Là

    Le fil liant de "La fileuse de l'invisible - Marina Tsvetaeva" m'a rapproché

    de la "Trame: Anthologie 1991-2018 suivie de L'amour là", éditions Tinbad, 2019, 

    livre offert par son auteur Pascal Boulanger que je remercie de tout coeur

    et que j'ai le grand plaisir d'accueillir sur mon site .

     


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    "Là forêts ourlent"... avec Esther  Tellermann,

    ma prochaine invitée à la soirée

    "La poésie à gorge déployée"

    le 19.09.19, 20h à A.L.I.-Lyon,60 rue des Rancy 

     

    Oui plus haut

    que nous sont

    un autre alphabet

    d'autres

            chiffres.

    Saviez-vous les horizons

    qui      basculent

    débordent

            l'épaisseur

    anses pour mourir

           dans le lieu

    que n'inquiète

    aucune mémoire?

    Là forêts ourlent 

          nos fosses

    ensevelissent 

          le Verbe.

     

    (Esther  Tellermann, Un versant l'autre, Flammarion, 2019, p. 30)

     

     

     

    Un versant l'autre

     

     

    https://luminitzatigirlas.com/2019/08/18/la-poesie-a-gorge-deployee-avec-esther-tellermann/

     

     

     

     


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