• Alerte aux réverbérations ()21

     

     

     

     

    …suite et fin

     

    Pyreta lèche d’un bond la trace laiteuse de ce qui chuinte avec l’aube, elle la respire par chaque molécule d’eau errante.

    Est-elle encore rivière ?

    L’évaporation l’attire vers le bleu des mots d'en haut, très Haut. Ici le Dieu-Haleur se rêve dansotant à nu le son, l’enfance se faufile dans un jardin connu.

    Il y a un rythme trotteur dans le silence du souvenir:

    — Bois petit pas… Bois Saule à mots suspendus… Bois Tilleul d’en bas de l’impasse vallonnée…

    Un temps encore plus ancien tient éveillé l’Aiguilleur-du-Ciel-sonneur, qui n’est pas toi.

    Il l’aimante :

    — Par ici, par ici Pyreta, ton lit est sol que l'eau suçote, il est feuilles  de flot

    messager et d'hellébore, ton corps n'a pas à tenir de frontière. Passe par ici où

    le jour hisse ses voiles de réverbérations, ici tes rives envahies d'herbes à fous

    les éblouissent à coups de chuchotis

     

     

     

    (Prose poétique inédite de Luminitza C. Tigirlas)

     

     

     

     

    « l’air sur la peau descend de la montagne"Fureur d'ascite" - ma nouvelle »

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