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    Un peu profond ruisseau…

     

     

    Le site Oedipe le Salon publie mon texte "Le moindre de celle qui écrit", inspiré par la lecture du livre de Catherine Millot : 

     

    Un peu profond ruisseau

     

     

     


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    Pour Marc Caumel, collègue psychanalyste, dans l'au-delà

     

     

    Si la parole perdue est perdue, la parole dépensée dépensée 

    Si la parole inentendue, improférée

    Est improférée, inentendue:

    Pourtant demeure la parole improférée, la Parole inentendue, 

    La Parole sans parole, la Parole dans 

    Le monde et pour le monde :

    Et la lumière brilla dans la ténèbres à

     à l'encontre du Monde le monde inapaisé continua de

    tournoyer 

    Autour de la Parole silencieuse. 

     

    (Thomas Stearns ELIOT, La terre vaine et autres poèmes,

    traduit de l'anglais par Pierre Leyris, éditions du Seuil, 1976, p. 133.)

     

     

    Mercredi des cendres, V

     

     

     

     


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    Bonjour à toutes et à tous,


    Je vous convie très chaleureusement à une nouvelle séance publique de mon Séminaire "Création&Psychanalyse: réverbérations", une rencontre-entretien avec l’écrivain Jean-Claude Hauc autour de Giacomo Casanova et son rapport à l’écriture.  


    Cet événement proposé dans le cadre des enseignements de l'ALI-Languedoc-Roussillon  aura lieu le samedi 10 avril à 14h30 dans la salle de l'Association VIA Voltaire, au 1 rue Voltaire, 34000 Montpellier.

    Entrée libre avec inscription préalable.

     

    Séminaire Création&psychanalyse: réverbérations--une rencontre avec l'écrivain Jean-Claude Hauc autour de Casanova et son écriture

     

     

    Casanova et son rapport à l'écriture

     

     

     

     

     


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    à même la racine     ...avec Esther Tellermann

     

    Et s'enlacent à votre

             respiration

    des soupirs et des rondes

             car vous

    convertissiez     la folie

    et les cimes

    en un regard

    que ploie

            le blanc sous

    les métamorphoses

    (p. 49)

    *

    Puis je revins

    dans le cadre

    vous laisse

         peindre

         un présent

    corrompu par

    l'odeur des aisselles

    des sueurs âcres

            ô soeur

    Ariane

    j'avais rapporté

        ta douleur

        et ton poids.

    (p. 96)

     

          Alors

    orgues soupirent

    la plaine

    puisqu'un jour déjà

        après l'autre

    se penche dans

       encadrure

    rapporte le lilas.

    Il ne s'éteint

    quand votre genou

    se retire

           pour dire

    un horizon

    qui s'empourpre

            sur

    ce qui déjà n'est

           plus.

    (p. 112)

     

    Esther Tellermann, Corps rassemblé, éditions Unes, 2020.

     

    Corps rassemblé

     

     

     


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    ...avec  Gérard Pommier

     

    "La poésie brûle" de Gérard Pommier lu par Luminitza C. Tigirlas

     

     

    Le lien ci-dessus permet d'accéder à mon texte.  

     

    Mes vives remerciements à Oedipe Le Salon de m'avoir accepté en tant que passeur de ce livre intense et surprenant.  

     


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    ça équivoque    ...avec Adeline Yzac

     

     

     

    Baudelaire de Dieu

                             les mots

                             je mords dedans

    encore et encore

                             à belles dents

                             du moins je crois

    les mots

                            qui d’eux

                            de moi

                            a le plus de mordant

                            qui d’eux de moi

                            a une dent contre

                            et bouffe l’autre

                            jusqu’au                                 néant

     

    (p. 23)

    envers du dé-corps

    j’ai perdu les subordonnées relatives

    les conjonctions

    où est donc passé or ni car

    la coordination se fait mal

    j’ai oublié le pluriel

    envers du dis-corps

    l’autre j’ai perdu de l’autre

    je parle dans le vide

    je prêche dans le désert

    je parle à petits mots

    du presque rien

    du menu grain

    pour les moineaux

     

    (p. 51)

     

    Adeline Yzac, en corps et en corps, Poésie, éditions Musimot, 2019.

    Couverture: création graphique © Monique Lucchini 

     

    en corps et en corps

     

     

     


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    Cantilène de sainte Eulalie de Merida

     

    La poésie brûle...avec Gérard Pommier 

    Vierge de bonté fut Eulalie

    Belle de corps et belle d’Âme

    Les ennemis de Dieu la défaire voulurent,

    Ils voulurent la faire servir le diable !

    Elle n’écouta pas leurs perfides conseils

    « Renie ce Dieu habitant des cieux ! »

    Pour jamais non ! Ni pour Or, ni Argent, ni Bijou

    Rien n’y feront les menaces d’un Roi, ni ses pierres précieuses

    Rien ne la mit jamais à genoux !

    Toujours la Vierge n’aima que les ordres de Dieu

    Et elle fut ainsi devant Maximilien traînée

    Qui en ces temps était Roi des Païens,

    Rien ne la fit renoncer à son nom chrétien

    Qui déclare à lui seul sa force rassemblée,

    « Je supporterai mille fois mieux les chaînes

    Que perdre ma virginité ! »

    Et ainsi murut-elle en Fidèle

    D’abord au feu jetée, afin de la brûler

    Mais elle n’y prit point garde, et elle ne brûla pas

    Le Roi des Païens qui n’en cru pas ses yeux

    D’une épée ordonna de lui trancher la tête

    Et ainsi laissa-t-elle le siècle derrière elle,

    Puisque le Christ l’ordonnait ainsi.

    Et telle une colombe, au ciel elle s’envola !

    « Que le Christ ait pitié de moi

    Une fois la mort passée, qu’il me laisse approcher

    Ainsi soit-il en sa clémence ! »

     

    Cantilène de sainte Eulalie de Merida, Une tentative de traduction de la langue d’oïl, in Gérard Pommier, La poésie brûle, Galilée, 2020, p. 218.

     

    Cantilène de sainte Eulalie de Merida

     

     

     


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