• Pas de vides nulle part ici.

     

     

    alors qu'invisible, je restai à l'arrêt...avec Tomas Tranströmer

     

    Pas de vides nulle part ici.

     

    Merveille que de sentir mon poème qui grandit

    alors que je rétrécis.

    Il grandit, il prend ma place.

    Il m’évince.

    Il me jette hors du nid.

    Le poème est fini. 

    (p. 125)

     

    ***

     

    Las de tous ceux qui viennent avec des mots, des mots

    mais pas de langage,

    je partis pour l’île recouverte de neige.

    L’indomptable n’a pas de mots.

    Ses pages blanches s’étalent dans tous les sens !

    Je tombe sur les traces de pattes d’un cerf dans la

    neige.

    Pas des mots, mais un langage. 

    (p. 244)

     

    Tomas Tranströmer, Baltiques, Poésie / Gallimard, 2004, traduit du suédois.

     

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