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    …suite

    Le vent d’hier a oublié ses béquilles sur la rive Est. C’est la rive claudicante.

     

    Pyreta arrose les cannes de l’aquilon, elles poussent de petits cris verdoyants qui enlacent les saules, leur blanc fuyant. 

    L’amour les empourpre et une lumière se déhanche dans l’eau comme dans l’air — on l'entend écheveler les roseaux  :

    Oya-Oya-a-a Oya-Oy-ai-é

     

    Temps ivre de pépiement…

     

    Le Dieu-Haleur reboit à la source du premier son et la rive d’OùEst le cajole en écho

    Avant que la glace ne dentelle la voix de Pyreta-rivière, l’Aiguilleur-du-Ciel-sonneur, qui n’est pas toi, l’ensemence de poèmes émiettés en feux-follets

     

    Leur respiration fait fondre la frontière

     

     

     

     

    (Prose poétique inédite de Luminitza C. Tigirlas.

    ...à suivre au gré des jours)

     

     

     

     

     

     


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    ...être dans la forge des éditions de Corlevour avec Marina Tsvetaeva!
     

     

    J'en suis honorée et particulièrement touchée,

    merci de tout coeur à Réginald Gaillard

    et au Comité de lecture de cette maison qui accueille mon essai

    et j'attends avec impatience avril 2019.

     

    "Fileuse de l'invisible--Marina Tsvetaeva"

    viendra donner plus de corps à mes tentatives d'approcher le sacré

     
    en interrogeant le sacrifice de l'amour au nom de la création 

    dans la suite de la parution de mon

     
    "Rilke-Poème élancé dans l'asphère" (L'Harmattan, 2017)

     

    Le troisième poète de mes rencontres

    dans ce cheminement sera le Roumain Lucian BLAGA.

    D'ailleurs tout avait commencé avec lui et

    le Maître Manole de la légende roumaine du même nom...

     

     

    Fileuse de l'invisible - Marina Tsvetaeva (à paraître chez Corlevour)

    (couverture provisoire)

     

     

     

    https://www.facebook.com/reginald.gaillard?__tn__=%2Cd*F*F-R&eid=ARDVhwX4A3pQQbPJ498PZQsKVVyN19g6KCMm6_QkxdbpNppxdx8jm-xLjtV4hSQf0OpIKQvMji-LomHi&tn-str=*F   

     

     

     

     

     


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    Mes très chaleureux remerciements à Julien Alliot, 

    Agrégé d’anglais, docteur en

    littérature britannique, que je ne connais pas personnellement,

    pour sa lecture généreuse et fidèle

    à mon désir de transmission de ce qui a fait pour moi

    rencontre avec la poésie de Rainer Maria Rilke.

    Son texte a été accueilli dans le cadre du Cabinet de lecture

    de « La revue Lacanienne », n° 19, 2018 (1), revue que je  remercie aussi

    pour l’honneur qu’elle me fait de s’intéresser ainsi à mon écriture.

     

    Voici ce texte en accès libre sur Cairn.info:

    Luminitza C. Tigirlas, Rilke-poème. Élancé dans l’asphère

     

     

     

     


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    …suite

    Pyreta respire l’évanescence des clameurs qui la rompent entre elle-même et les contours de son fils.

    Las d’elle ou lâché par sa voix, le Dieu-Haleur se perd dans le virage écrit / Un texte de boue argileuse le fait prendre corps de trop/ l’imprime à demeure/

    Le grain des pages n’y est pour rien.

    À tire-d’aile, cette nuit s’abat laiteuse — les nuages de ta neige sont encore excités par le dernier poème d’O.M.

    Les tournants s’accélèrent au-dessus d'Ungheni, ville de la rive Est. Sur le pont pré-ferré, l’Aiguilleur-du-Ciel-sonneur, qui n’est pas toi, accorde les rails dissonants / largo largo /...entre deux lambeaux d'une même terre

    Pour une dé-cantate

    Ou Requiem à la seule perte que tu désires ardemment:   cette frontière doit, doit chuter !

     

    (Prose poétique inédite de Luminitza C. Tigirlas.

    ...à suivre au gré des jours)

     

     

     

     

     


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    …suite

    Le jour s’enfuyait avec un cri laminé dans la bouche d’un renard-vulpes qui jaunissait à vue d’œil /

    C’est alors que le Dieu-Haleur —au lieu de vociférer— a commis un texte incrusté dans la trace du canidé / Comm-ettre rend coupable, fait zoom sur la culpabilité (verte et planée)  / Du vol(a-t-il), du voleur, du volage…

    Détournée des sons aigus, la narration venue au Dieu-Haleur s'auto-expulse de la berge de l’Est.

    Le même contenu manifeste sera à bannir de la rive d’OùEst.

    Chevauchant dans l’écho du milieu, l’Aiguilleur-du-Ciel-sonneur, qui n’est pas toi, va devoir monter la texture

     

    (Prose poétique inédite de Luminitza C. Tigirlas.

    ...à suivre au gré des jours)

     

     

     

     


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    Pour Doïna VIERU   et …le jour de 23 octobre

    lorsque son chant a donné le ton à sa peinture

     

     

    Leurres des blancs      Ensommeillées

    lueurs des jours premiers

    Ce temps est gong

    L’écru s’émince bredouille

     

    L’autre continent dort

    Deux océans volent    —une berceuse—

    Les flots se la partagent

    dans ta main

    où les couleurs débordent d’un ici lointain

    où la neige de l’enfance est ronde

     

    (Luminitza C. Tigirlas, Un vingt-trois octobre à nous,

    dans  Poèmes de la soif matinale, Série d'inédits, 2018.

    @ Tous droits réservés ) 

     

     

    ...où la neige de l’enfance est ronde

     

     © Doïna VIERU

     

     

     


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    …suite

    L’Aiguilleur-du-Ciel-sonneur lève un coin d’infini et s’élève sur une échelle que ce maître a fait mine de ranger à travers une nue.

    La hardiesse du Dieu-Haleur a défiée l’aiguillage prémonitoire.

     

    Aujourd'hui plus que jamais à la recherche d’une chair sans frontières, l’âme errante de Pyreta sillonne —rivière— le récit de l’oubli et de l’abandon d’une terre originelle.

     — Ri-Ri-Ri-Ris!

    Son fils a mordu dans cette miche au goût de poème ensommeillé.

     

     

    Le Dieu-Haleur est le premier poète de sa lignée / E-eh flop !

    Un désespoir latent jubile dans sa voix-ponton qui part de la rive Est pour ne jamais encore atteindre le rivage éclairé d’en face…

     

     (Prose poétique inédite de Luminitza C. Tigirlas.

    ...à suivre au gré des jours)

     

     

     

     


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