à même la racine ...avec Esther Tellermann
Et s'enlacent à votre
respiration
des soupirs et des rondes
car vous
convertissiez la folie
et les cimes
en un regard
que ploie
le blanc sous
les métamorphoses
(p. 49)
*
Puis je revins
dans le cadre
vous laisse
peindre
un présent
corrompu par
l'odeur des aisselles
des sueurs âcres
ô soeur
Ariane
j'avais rapporté
ta douleur
et ton poids.
(p. 96)
Alors
orgues soupirent
la plaine
puisqu'un jour déjà
après l'autre
se penche dans
encadrure
rapporte le lilas.
Il ne s'éteint
quand votre genou
se retire
pour dire
un horizon
qui s'empourpre
sur
ce qui déjà n'est
plus.
(p. 112)
Esther Tellermann, Corps rassemblé, éditions Unes, 2020.