Après ce déluge ...avec Ingeborg Bachmann Après ce déluge j'aimerais voir la colombe et rien que la colombe encore une fois sauvée. Je sombrerais certes dans cette mer! si elle ne s'envolait si elle n'apportait pas à la dernière heure la feuille. Ingeborg...
Lire la suiteJ'ai lu les chemins pavés de nos corps ...avec Adonis Comment la lune devient-elle fauve? Comment le jour et la nuit devient-ils la peau de massacres qui égarent la raison et stupéfient les astres de l'imagination? J'ai lu les chemins pavés de nos corps...
Lire la suiteLes mots étaient des loups ...avec Vénus Khoury-Ghata D'où viennent les mots? de quel frottement de sons sont-ils nés à quel silex allumaient-ils leur mèche quels vents les ont convoyés jusqu'à nos bouches Leur passé est bruissement de silences retenus...
Lire la suiteL’aube …avec William Butler Yeats Je voudrais avoir l’ignorance de l’aube Qui de là-haut a vu Cette vieille reine mesurer une ville Avec l’épingle d’une broche, Ou ces vieillards flétris regarder De leur pédante Babylone La course insouciante des planètes,...
Lire la suiteIdiome …avec Andrea Zanzotto Le ciel est limpide jusqu’à être inconnu Tout est intoxiqué par le soleil Moi, sous lui, je tousse en ce Bruissement d’êtrifications et je suis distrait, des plus distraits par la violence d’un froid qui ne fait pourtant rien...
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Je remercie Alain Wexler et la revue VERSO pour m'avoir publié dans les numéros 171, 173 ainsi que pour la sympathique invitation de lire mes poèmes à haute voix le 5 octobre 2018 à Lyon. à cette occasion, je lirai des inédits et aussi quelques poèmes...
Lire la suitePartage-toi, nuit ...avec Nelly Sachs Dans l’instant une étoile clôt son œil Le crapaud égare sa pierre lunaire Toi dans ton lit tu offres ton souffle à la nuit ô carte de l’univers tes signes conduisent les nervures d’étrangeté hors de nos esprits —...
Lire la suiteTristia ...avec Ossip Mandelstam déporté J'entends, j'entends la jeune glace Sous les ponts bruire de frissons, Je me souviens des houblons clairs Qui flottent au-dessus des têtes. Du haut des escaliers sans coeur, Des places aux palais anguleux Quand...
Lire la suiteC’est un trou de lumière qui tend les fils coupants par où s’en vont les routes de l’exil. L’horizon est alors en tension avec les cieux. Les vignes alentours ont viré au jaune roux. Au cœur d’une harmonie qui s’est immobilisée les senteurs s’écoulent...
Lire la suiteAvec Jean-Claude Goiri : GESTUELLE ...et d'un revers de plume je te souffle un mot quand sur le bout de ta langue il est déjà multiple il y a plus de mille œils qu'il est dans ton palais mais il était tombé de ton oreille en douleur et maintenant qu'il...
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