Le blanc et le noir ...avec Eugène Ionesco Dès ma première pièce de théâtre, je me suis pris à vouloir écrire la tragédie du langage : ce fut comique. Je suis un auteur comique. Un dessinateur naïvement comique. Avec le temps et l’expérience je serais...
Lire la suiteQUAND LE BLANC... avec Paul Celan QUAND LE BLANC NOUS EST TOMBé DESSUS, pendant la nuit ; quand de la cruche dispensatrice est venu plus que de l’eau ; quand le genou écorché a fait signe à la cloche du sacrifice : Va, vole ! – Alors j’étais encore entier....
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L’assèchement creuse l’émeute Temps noir — périple dans l’âme de l’onyx Tu attends le burin ivre burin ivre Emily Young fixe le coin de l’œil à une tête monstrueuse en pierre vivante crevassée aux bulles d’air voraces Ma chair / Le burin / L’attaquera-t-il...
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L'essorage du verbe sera toujours indélicat. Ce verbe est le sang même du fantasme et ne se renouvelle que par de transfusions atemporelles et timidement spatiales. Ce jour il monte à tes lèvres uniquement par ces bords affamés. L'assèchement imbrique...
Lire la suiteazza .r serait-il mot juste assez sagot pour justifier qu’invité votre Gherasim Luca sous le coude nullement choix vous a toutefois délivré de l’histoire vous sképimant emportant votre camisole vous affranchissant de la course aux confins suggérant plutôt...
Lire la suiteLe verbe avec Gherasim Luca ... Tout y est: le cou de « couvrir » découvre l’être en « fenêtre » entr’ouverte comme un dé la roue et la hache Et voilà la Pure-lâcheté-de-s’enfuir- précipitamment- devant-l’absence-de-danger qui recommence: Comment -se-...
Lire la suiteDans l'Océan de terre avec Apollinaire À G. de Chirico J’ai bâti une maison au milieu de l’Océan Ses fenêtres sont les fleuves qui s’écoulent de mes yeux Des poulpes grouillent partout où se tiennent les mu- railles Entendez battre leur triple cœur et...
Lire la suiteA un tour de valeur Tout chante et s’éblouit Dans les plans dans les gouttes Les grilles fraîchement écloses en boutons d’or Les façades rincées Les toits encore à peine revenus de la nuit Et toutes les rumeurs qui sourdent dans ma tête En loques dans...
Lire la suiteMes vêtements de la veille. Et ces mots qui ne m’appartiennent pas et ne m’appartiendront jamais. J’ai laissé mon nom au vestiaire. Accroché avec mon manteau. Là je ne suis pas nue et même tout à fait habillée mais sans mon nom je me vois comme un peu...
Lire la suiteSois pour moi l’ancre ...avec Ana Blandiana Ne me laisse pas Tomber dans le futur, M’effilocher dans le temps qui viendra, Comme un oiseau Enseveli à l’horizon lointain Dans la tombe du ciel. Sois pour moi l’ancre Dans l’argile Capable de me retenir à...
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