• Saint-Guilhem-le-désert

     

     

     

    La nef les confisque au monde. La lumière vient par les baies de plein cintre. Elle glisse en

    rayons jusqu’à leurs épaules. Ils avancent, la tête levée, pour ne rien perdre de la lumière.

    Elle les aimante, les conduit. Ils pleurent peut-être. Ils se sont assis sur un banc dans la travée.

    Des voix rondes, à moins qu’elles ne soient fluides, croisent la lumière. Au-delà de la clôture,

    des formes blanches sur le blanc du calcaire. Elles appartiennent à l’architecture. Ils ferment

    les yeux. Accord des voix, du calcaire, de la lumière comme une vague qui n’en finit pas. Ils se

    sentent lavés.

     

    Anne-Lise Blanchard, Les jours suffisent à son émerveillement, éditions Unicité, 2018, p. 29.

    « MUER de Béatrice MachetAlerte aux réverbérations ()2 »

    Tags Tags :
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :