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    Mon recueil de poèmes  

    NUAGE LENTICULAIRE

    paraît aux éditions  Encres vives.

    Je remercie de tout coeur Michel COSEM 

    pour la joie de cette parution.

     

     

    Voir sur le site de la maison d'édition la rubrique Actualités:

    https://encresvives.wixsite.com/michelcosem

    https://encresvives.wixsite.com/michelcosem/edition

     

    https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=Luminitza+C.+Tigirlas&sft=1&sa=0

     

    Dessin de couverture: Doïna VIERU

     

    https://www.doinavieru.com/

     

    NUAGE LENTICULAIRE

     

    NUAGE LENTICULAIRE

     

     

     

     


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    Mon essai littéraire  FILEUSE DE L'INVISIBLE — MARINA TSVETAEVA,
     
    paraît aux Editions de Corlevour ce début juin 2019.
     
    Toute ma reconnaissance à Réginald Gaillard
    et au comité de lecture de cette maison d'édition pour leur confiance.
     
     

    Inspiré par l’œuvre et la vie de la poétesse russe Marina Tsvetaeva,

    ce volume couronne ce qu’on peut appeler une Trilogie,

    initialement intitulée « Parfaire le sacré sans pardonner l’amour »,

    texte un peu volumineux pour voir le jour dans un seul livre.

    Sa publication a été possible en trois volets qui interrogent

    le sacrifice de l’amour au nom de la création et dans le silence

    du sacré, commencée avec

    Rilke-Poème. Élancé dans l’asphère (L’Harmattan, 2017)

    et poursuivie dans l’ordre de leur publication par l’essai

    Avec Lucian Blaga, poète de l’autre mémoire, (Du Cygne, 2019).

     

     

    FILEUSE DE L’INVISIBLE — MARINA TSVETAEVA

    (éditions de Corlevour, juin 2019):

     

    TABLE

     

    Liminaire 9

    I Au métier du hors-âme 13

    II Brisures et éclatement d’un « Dieu-Diable » 43

    III Brûlure du Vide à vif du poème 59

    IV Saule-Sapho, frère féminin 95

    V Être unique et ne pas rencontrer l’Homme 123

    VI Au monde — du son irrecevable 149

    VII Où sont les mots à ne pas finir ? 167

     

     

     
     
     
     4è de couverture :
     

     

    Le fil est une voix créatrice d’hérésies, elle monte au-dessus du métier de la fileuse de l’invisible — Marina Tsvetaeva (1892-1941). Sa nécessité rythmique d’être poète est celle de vivre, d’accomplir sa mission « d’oreille de la voix ». Se disant « murée vive », Marina exhorte le monde à la vérité de la perte et au franchissement poétique du Mur qui l’exile à l’intérieur d’elle-même. La poétesse s’appelle tour à tour Ariane, Maroussia, Tatiana, Sonetchka, Anna, Frère féminin, Rilke, Pasternak, Dieu-Diable, Noyé, Musique, Mère-Morte, Meurtrimère… Vide, Âme, Dieu… Poète de l’être à l’âme toute nue, Marina Tsvetaeva se fonde et se refonde dans une exposition poétiquement hérétique et, pourquoi pas, lyriquement croyante. Son exigence particulière pour le sacré fait ériger en vers « la vérité céleste contre la vérité terrestre ». Le vide, l’âme, le mystère et le sacrifice en tant qu’il est la « passion de la mort » nous interpellent au cœur des œuvres lues au cours de cet essai dans leur reflet de l’amour de l’amour en même temps que son refus. Passionnément, le désir d’amour de Marina est désir de mort.

     

    Il me tient à coeur de reproduire ici la page des dédicaces:

     

     

    Pour ma mère

    et mon amie Annie Abellaneda, dans l'au-delà

     

    Aux femmes d'ici que j'aime

    à ma fille Doïna Vieru, toujours

      

     

     

    Fileuse de l'invisible -- Marina Tsvetaeva

     

     

    https://editions-corlevour.com/produit/fileuse-de-linvisible-marina-tsvetaeva/

     

    https://www.fnac.com/SearchResult/ResultList.aspx?SCat=0%211&Search=Luminitza+C.+Tigirlas&sft=1&sa=0

     

     

     

     

     

     

     


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    "étirer ma phrase" ...avec Esther Tellermann,

    ma prochaine invitée à la soirée "La poésie à gorge déployée" à A.L.I.-Lyon,60 rue des Rancy 

     

               elle est la phrase d'un commencement, ses lignes pures sont retenues par une fine poussière d'argent laissant deviner la pointe des seins, elle serait les senteurs des jours de pluie, la réminiscence d'une scène lointaine, un monde oublié des sureaux. Certains aromates ont cette influence délicieuse, comme ses joues passant du rose à l'incarnat avant qu'on les mouille de nos baisers, elle se fait soudain plus nerveuse, elle halète, son odeur la transforme en une brise éparse...

                  Parfois ses paupières se soulevaient, elle appuyait la fièvre de son regard à l'orage que je sentais naître, peut-être je voyais en elle des lacs incrustés de cuivre et de verts, des paysages d'aubépines et d'eucalyptus ou bien des orients cramoisis, des huiles saintes? 

    ................................................................................................

                   Peut-être je voulais simplement étirer ma phrase vers vous, parer à notre insuffisance, ou bien trouver une langue neuve qui trouverait d'autres usages. Tant de plaidoyers, de sermons, de dogmes l'avaient assourdie, brouillant les contradictions sous des oracles, des prédications, des promesses de destins meilleurs. 

                    Au fond, nous n'avions cessé d'inventer des rhétoriques affectées enveloppant notre détresse.

                           C'est vrai, chaque moment de l'Histoire voulait approcher la fin de l'univers, 

                          la plaine est gorgée de sang (...)

    ................................................................................................

                         N'est-ce pas une coïncidence saisissante cette terre qui meurt et l'invention de poèmes allégoriques magnifiant les carnages? 

     

     

    Esther Tellermann, Première version du monde, éditions Unes, 2018, p. 87-88.

     

     

     https://www.editionsunes.fr/catalogue/esther-tellermann/premi%C3%A8re-version-du-monde/

     

     


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    LUCAPHONIE est le jeu d’un enfant

    à qui on a dit de crier taire

    Au réveil il se lève de mon lit

    s’étire vers où hier le ciel

    plongeait ô ! Son oreille cherche

    les balles perdues

    parmi les voix de Gherasim Luca

    L’une est dans sa poitrine

     

    À une heure précise l’enfant exécute

    les airs de ses parents

    au silensophone

    C’est aussi l’heure à laquelle passe

    le Satori express avec Zéno Bianu

    au gouvernail

    Il ne freine pas pour l’enfant

    qui seul joue en LUCAPHONIE

    (Luminitza C. Tigirlas, LUCAPHONIE,

    dans  Poèmes de la soif matinale, Série d'inédits, 2019.

    @ Tous droits réservés ) 

     

     


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    Toute ma reconnaissance à Jean-Pierre Longre pour sa lecture attentive de mon essai: 

     

    http://livresrhoneroumanie.hautetfort.com/tag/luminitza+c.+tigirlas

     

     

    Luminitza C. Tigirlas, Avec Lucian Blaga. Poète de l’autre mémoire, éditions du Cygne, 2019

    Le livre commence avec la Ballade de Maître Manole que la bunica(la grand-mère) de l’auteure lui racontait dans son enfance ; il continue avec Lucian Blaga, dont on connaît bien la poésie, moins bien la philosophie ou le poème dramatique Manole, Maître bâtisseur. Ainsi le titre se justifie-t-il par une sorte d’intimité entre l’écrivain roumain et Luminitza C. Tigirlas. Son propos est de « questionner l’énigme » de ce Maître Manole qui enferma son épouse dans la muraille du monastère dont il avait dirigé la construction, questionnement qui prend « la liberté de certains détours par la position subjective d’analysante » (ce qui permet d’explorer « l’autre mémoire » suggérée par le sous-titre).

    N'entrons pas ici dans le détail de l’analyse. Disons simplement que celle-ci est fouillée, semée de références à Freud et à Lacan, mais aussi à beaucoup d’autres penseurs, philosophes et écrivains (Sophocle, Platon, Ovide, Apulée, Kierkegaard, Goethe, Nietzsche, Dostoïevski, Rilke, Heidegger, Marguerite Yourcenar, Paul Celan, on en passe…). Mais l’érudition n’est pas sèche. La poésie des paysages, de la langue maternelle, des souvenirs personnels, celle du silence et de la parole, cette poésie court en filigrane dans la trame des pages.

    Et sans qu’il y ait conflit avec ce qui précède, le psychanalyse nourrit ici l’étude thématique issue d’une lecture personnelle. Les thèmes de l’amour et de la mort, des mythes fondateurs, du sacrifice, de l’eau (« inséparable de l’humus natal »), du sacré (« ça crée ? ») – tout cela se combine dans une exploration approfondie de l’œuvre de Lucian Blaga et, d’une manière plus large, de l’écriture fondée sur la mémoire. Luminitza C. Tigirlas décompose parfaitement le cheminement de la création et de ses « avancées fécondes » : « La mise en scène d’un personnage tel le maître d’œuvre Manole avec la désignation de son acte par un édifice réel, le Monastère d’Argeş, est présentée comme un miracle. De là ont pris vie différents genres populaires – légende, mythe, ballade – pour nourrir ensuite des exégèses ou inspirer des compositeurs ou écrivains modernes, comme le fit Lucian Blaga. ». Voilà qui incite à la lecture.

    Jean-Pierre Longre


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    Mes vifs remerciements vont à Jean-Paul Gavard-Perret pour sa lecture savoureuse de mon essai:

     

    http://salon-litteraire.linternaute.com/fr/luminitza-c-tigirlas/review/1948871-luminitza-c-tigirlas-la-blague-a-part

     

     

    Luminitza C. Tigirlas : la blague à part

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    Deuxième élément d'une trilogie à venir, et entre Rilke et Marina Tsvetaeva, Luminitza C. Tigirlas permet le connaissance du poète roumain Lucian Blaga (1895 - 1961). Par delà l'auteur et à travers les lectures de Lacan, Yourcenar, Claudel, Kierkegaard, Sophocle, elle reprend en praticienne et poétesse le concept de "personance" de Blaga qu'elle rapproche en son parlêtre de "lalangue" lacanienne, sa forgerie voire le force-rire des mots. L'auteure permet de dépasser ce qu'ils disent en énonçant – au delà de la machinerie de la conscience – l'étourdissement de l'inconscient.

    Le livre devient celui des lallations orgasmiques qui échappent au pur scripteur et à l'inter-locutrice. Elle convoque à dessein ce qui dans le langage déraille et trouble dans un égarement face aux voies tracées et lactées. Le mouvement pulsionnel visite ainsi le logos et L-C Tigirlas nous fait guide parmi les fantômes et les débris des discours.

    Dans ce concert, la ballade de Blaga est moins une blague à part qu'une manière de faire entendre ce que l'auteure nomme "la non-voix" dont l'amplitude perce néanmoins le silence.
    En un tel concert, le personnage de Bogoumil tire la queue autant à dieu qu'au diable, au mal qu'à la perfection. D'où cette relecture du sacré en préface à celle de Mircea Eliade. Halte au Séraphin comme au Malin dans l'épiphanie d'une mystère et le refus d'un master là où il existe en quelque sorte ni dieu ni maître.

    Le texte produit un renversement des mythes acquis, par une voix rare. Elle refuse de singer l'ange ou la bête pour s'adresser à l'autre. Face aux dix et dits des Commandements s'instaure ce qui échappe à la religion des hommes, des états et des dieux qu'ils ont créés "face au vide qui s'apprêtent à les engloutir et qu'ils ne peuvent accepter." L'auteure ré-insuffle la complainte de l’Auteur Anonyme face au Maître Manole de Blaga et sa ballade roumaine. Celui-là emmure son amoureuse pour faire durer le monastère qu’il construit et qui autrement s’effondre dans ce qui devient une belle torsion de l'esprit saint.

    A sa manière Luminitza C. Tigirlas condamne l'idée de drame d'amour comme la notion de péché et celle de la peur pour une traversée au delà des eaux sur lesquelles Charon et Noé ont navigué. D'où la transformation des histoires d'Eau en une histoire d'O inédite. Cette nouvelle "étendue" fait retour - plus qu'à la vie et la mort - à un au delà du langage, à un verbe premier et matriciel que n'aurait pas renié Artaud en ses glossolalies. Celui de l'amour que le silence comme un certain langage emmure. Reste ici ce que Lacan entend dans "le jeu de lettres RSI" - à savoir l'hérésie nécessaire à la confirmation du l'autre en lieu et place de son silence et de la seule affirmation du même.

    Jean-Paul Gavard-Perret

    Luminitza C. Tigirlas, Avec Lucian Blaga, poète de l'autre mémoire, coll. Portraits littéraires, éditions du Cygne, avril 2019, 110 p.-, 13 €

     
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    Avec Lucian Blaga, Poète de l'autre mémoire

     

     

     

     


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    Il y a un certain nombre d'années et dans des circonstances que j'ai oubliées Raymond Farina envoyant certains de ses livres à la bibliothèque nationale de Roumanie avait été très ému de recevoir en remerciement un recueil de poèmes de Lucian Blaga, un dictionnaire roumain-français et une grammaire du roumain accompagnés d'une lettre de la bibliothécaire l'invitant à lire et traduire ce poète, leur poète, qu'elle aimait tant. 
    Avant-hier, dans notre boite aux lettres le livre de Luminitza C. Tigirlas"Avec Lucian Blaga, poète de l'autre mémoire" (éditions du cygne) venait comme un petit remords me rappeler que nous avions une dette vis à vis de la poésie roumaine et de ce poète proscrit par les autorités communistes de son pays, accusé de mysticisme, accusé d'être un ennemi du peuple et mort en 1961 dans son village où il était assigné à résidence.
    Partant de la complainte d'une ballade roumaine racontant comment Maître Manole, le bâtisseur "emmure son amoureuse afin que dure son monastère", Luminitza C.Tigirlas relie son destin personnel à celui de Blaga et à la "solidité de son dévouement à la langue maternelle, à la fidélité au roumain de plusieurs générations de Roumains nés en Moldava orientale".
    Dans un texte très complexe et érudit mêlant références littéraires et psychanalytiques, elle montre comment Lucian Blaga s'empare "du sujet de l'emmurement rituel pour créer son drame en cinq actes "Manole, Maître Batisseur", dans lequel "le sacré fait irruption par le sacrifice".
    Laissons la parole au poète:
    "Frère, tout livre te semble une maladie vaincue.
    Mais celui qui t'a parlé est sous terre.
    Il est dans l'eau. Il est dans le vent.
    Ou plus loin peut-être.
    Avec cette page je ferme la porte, je pousse le verrou.
    Désormais je serai ailleurs, en haut ou en bas.
    Toi, éteins ta bougie et interroge-toi:
    où va le mystère des choses vécues?
    Tes oreilles ont-elles retenues une seule parole?
    Laisse là le dit du sang
    tourne ton âme vers le mur et tes larmes vers le couchant."

     

     

    (Marie Paule Farina, spécialiste de Sade, sur  FB, le 29 avril 2019.)


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