•  

     

     

    APHORISMES ...du RYTHME      ...avec Andreï Tarkovski

     

     

    PENSER AU RYTHME. Ne pas se laisser diriger par les scènes déjà tournées. Construire le film à l'avance par le rythme, bien avant les prises de vue. C'est exactement cela qui constitue la dramatique d'un film, à la différence d'un texte ou d'une pièce de théâtre.

    Lorsque Alexandre met le feu à la maison, il est étendu par terre, le visage contre sol. Il ne sent pas qu'il brûle lui aussi. Qu'il part en fumée.

    ..........

    Le rythme des dialogues, les silences, la hâte fiévreuse, les interruptions, la  prise de parole simultanée de deux personnes, etc.

    Se représenter une turgescence ligneuse à la japonaise.

    ..........

     

    Représenter le ciel comme quelque chose de silencieux...

    Peut-être faudrait-il faire commencer le film par une énigmatique fata Morgana

     

     

    Andreï Tarkovski, dans TARKOVSKI, éditions de Corlevour/revue NUNC, 2016, p. 184-185.

     

     

    Une turgescence ligneuse...

     

     

     


    votre commentaire
  •  

     

     

     

    les pas qui tracent des frontières ...avec Michel Cosem

     

    Qui donc habite ces épaisses toisons fauves?

    Quels miroirs? Quelle dame noire s'y promène encore?

    Que peut-on précisément offrir à la peur et au rêve 

    lorsque la montagne se met en boule pour avoir 

    moins froid et vaincre la solitude.

    Que disent les murmures des torrents  les susurrements 

    des pentes où s'accrochent des arbres durs comme 

    des pierres les pas qui tracent des frontières 

    et se fondent sur l'autre versant.

     

     

    Michel Cosem, écho de braise et de cigale, l'Harmattan, 2018, p. 82

     

     

    écho de braise et de cigale

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

     

     

       

    https://www.editionsducygne.com/editions-du-cygne-avec-lucian-blaga.html

     

     

    L'image de couverture est signée par ma fille, l'artiste peintre Doïna VIERU

    https://www.doinavieru.com/

     

     

     

    Avec Lucian Blaga : Poète de l'autre mémoire 

     


    votre commentaire
  •  

     

    Sous le pinceau, le courant  ... avec Marie Alloy

     

     

    Je peins dans une trouée du temps. La couleur glisse sur des branches. Elles font des angles bistre au-dessus de l'eau verte; elles tordent  des reflets, en font des jupes à arceaux et des cordes pour la pensée, se laissent bercer par par un filet de vagues, un friselis, un lavis sous les saules. L'horizon est d'eau. Sous le pinceau, le courant.  

     

    Se peint aussi l'eau morte sous la flamme et la fin du temps. Se peint la glaise du silence et l'urgent besoin du chant.

    (p.30)

     

    .......

     

          Rêve. Dans une barque, nous sommes allongés, côte à côte et fermons les yeux. Nous sommes immobiles, les nuages se déplacent lentement dans le ciel. Du vent se dépose sur nous, plus nus sous la lumière, presque transparents. Un grand frisson nous parcourt, nous sommes ouvert. L'air s'engouffre dans nos corps. Nous arrivons à la cime du ciel. Des oiseaux chantent leur jouissance libre dans une concert de oui, et rient de nous, couchés dans cette barque brillante et céleste. La lumière irrigue nos coeurs en une étreinte qui luit comme une larme. Une telle clarté est une gloire. Nous glissons dans une douceur laiteuse.

     

     

    Marie Alloy, L'empreinte du visible, Al Manar, 2017, p. 119.

     

     

    L'empreinte du visible

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

     

    contre le ciel ... avec Esther Tellermann

     

    J'étais allée

    contre le ciel

    je voulais que 

    tu me nommes

    au lieu de

    ta poussière

    plus

    au lieu d'une

    implosion

    d'une enfance

    parmi les sols

    d'abandon

    les chaos des routes

    humides

    les mousses

    un peu de peau

    repliée.

     

    Esther Tellermann, Sous votre nom, Flammarion, 2015, p. 36. 

     

     

    Sous votre nom

     

     

     


    votre commentaire
  •  

     

     

    dans le vertige effrayant et calme ...avec Matthieu Messagier

     

     

    Les chiens dorment dans mon vide

    j'étreins leur inconstance

    et soumets mon vertige sorti du sommeil

    aux soupirs

    ronflements 

    grognements

    qu'ils laissent échapper à l'avidité

    de l'après-midi caniculaire

    qu'ils laissent échapper

    aux riens pleins

    qui nous restent

    aux  chiens et moi

    dans le vertige de l'après-midi caniculaire

    dans le vertige effrayant et calme

    de l'après-midi

    entre celle de hier 

    et celle de demain

     

    Matthieu Messagier, Poèmes sans tain: autres sauvageries, poems,

    Flammarion,  2010, p. 233.

     

     

    les routes coupées

     

     

     


    votre commentaire
  •  

     

    La toute fraîche revue de littérature L'intranquille N° 16 

    m'accueille dans ses pages avec

    un ensemble de mes poèmes intitulé

    "Un vide à inventer" .

    Mes remerciements chaleureux vont à l'éditrice

    Françoise Favretto (Atelier de l'Agneau éditeur) 

    pour cette parution qui annonce le printemps  2019.

     

    NOUVEAU

     

    L'INTRANQUILLE N°16 

     

     L'INTRANQUILLE N°16

     

     
     

    votre commentaire